Négocier son départ - négocier avec son employeur 

Qu’il s’agisse d’une volonté de faire évoluer votre carrière, changer de poste ou d’entreprise ou bien que, pour des raisons propres à l’entreprise l’employeur envisage de se séparer de vous, tente de vous pousser vers la sortie ou bien encore vous « placardise », il est utile de vous faire assister et accompagner afin d’ouvrir le dialogue et négocier avec votre employeur.

 

En effet, les avantages d’une négociation sont multiples comparativement à une procédure judiciaire et celle-ci permet notamment :

 

- un gain de temps dans la résolution de situation,

 

- un gain financier car contrairement à un accord négocié avec l’employeur, le résultat d’une procédure judiciaire est toujours aléatoire,

 

- un gain en termes d’image et de poursuite de votre carrière professionnelle notamment pour les cadres travaillant dans des secteurs ou les différents acteurs se connaissent et ou un contentieux judiciaire, quel que soit sont bien fondé peut tenir votre réputation et nuire à votre employabilité future.

 

Quelques erreurs à éviter :

  • Annoncer que vous voulez partir à votre employeur, sans avoir au préalable préparer votre stratégie

 

  • Penser que le principe d’une négociation est acquis et que l’entreprise vous doit quelque chose. Souvent après de nombreuses années d’investissement au sein d’une entreprise il est possible de penser que cet investissement sera récompensé et que le principe d’un départ négocié est acquis. Or, c’est rarement le cas et la déception sur ce point peut conduire à tendre les relations et faire échouer toute négociation.

 

  • Être trop pressé. Une négociation prend du temps et surtout votre empressement à quitter l’entreprise sera perçu comme une faiblesse qui fera échouer la négociation ou au mieux réduira les indemnités que l’entreprise sera prête à vous accorder.

 

  • Donner trop d’informations. De la même manière qu’il vous faudra éviter de montrer trop d’empressement, il faut éviter d’annoncer à votre employeur vos motivations profondes sans avoir au préalable réfléchi à une stratégie globale. Ainsi par exemple si vous expliquer que vous souhaitez partir pour créer une entreprise, votre employeur à toutes les raisons de se méfier. Votre entreprise pourrait le concurrencer, vous pourriez détourner sa clientèle. Votre projet semble déjà bien avancé et c’est donc que vous êtes pressé de partir, en conséquence il vous offrira moins, voire plus rien du tout.

 

  • Menacer directement l’entreprise. S’il est bien évidemment indispensable de disposer de leviers de négociation il est inutile voire contre-productif de vous livrer à un chantage direct auprès de votre employeur. Il y a des manières plus efficaces d’amener l’entreprise à évaluer économiquement votre départ.

 

  • Ne pas choisir le bon moment et le bon interlocuteur. Il est évident que le contexte économique et social de l’entreprise est un élément à prendre compte avant de vous lancer dans une négociation. De la même manière il vous faudra savoir cibler le bon interlocuteur au sein de l’entreprise, afin d’éviter de multiplier les interlocuteurs et diluer la prise de décision, mais également de ne pas braquer un supérieur hiérarchique dont l’autorité serait remise en cause par votre démarche.

 

  • Ne pas tenir les échanges confidentiels.

 

Vous l’aurez compris, avant de vous lancer dans une négociation de départ avec son employeur il convient de bien vous préparer et vous faire assister dans cette démarche par un avocat en droit du travail.

Votre avocat pourra définir avec vous la stratégie à mettre en place, en fonction de votre situation personnelle et de votre dossier.

Il vous permettra de définir également ce que « vaut » concrètement votre dossier, afin de définir une demande qui ne soit ni sous-évaluée, ni complètement surréaliste.

Votre avocat en droit du travail pourra négocier pour vous directement avec le conseil de votre employeur, de manière totalement confidentielle, afin de mettre en place les actes juridiques qui sécuriseront l’opération, sur le plan juridique fiscal et social.

Ce dernier point est fondamental, car selon le "montage" juridique mis en place le résultat final peut être économiquement différent.